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Commémoration des 30 ans de la chute du mur de Berlin.

Commémoration des 30 ans de la chute du mur de Berlin.

Le 9 novembre 2019 se tiendra le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin !
Pour cette occasion les élèves d’allemand de première ont organisé une exposition au CDI qui se déroulera du 2 novembre jusqu’au 21 novembre.
Venez découvrir au plus vite l’originale histoire d’une Allemagne en plein changement ! Un quiz est proposé en allemand et en français pour mieux connaître le pays.
Les germanistes des classes de première et de terminale ont également pu profiter du film “La révolution silencieuse” dans le cadre du festival Ecran jeune. Vous trouverez ici un résumé du film qui illustre  bien les différences entre deux systèmes, et pourtant le film est ambienté en 1957, 4 ans avant la construction du mur…
Bonne visite et bonne lecture,
L’équipe d’allemand de l’Ensemble La Salle Saint Charles

Das schweigende Klassenzimmer.

On s’est tous demandé comment était l’Allemagne après la chute du régime nazi. Comment était le quotidien des allemands dans les deux états ? Quelle place avait la politique après la défaite? Quelle était l’opinion publique?

La révolution silencieuse est un film qui met en scène une histoire vraie qu’on peut retrouver dans le livre autobiographique paru en 2006 de Dietrich Garstka, Das Schweigender Klassenzimmer (La Classe silencieuse). L’oeuvre est autobiographique parce que l’auteur lui-même, en 1956, faisait partie de cette classe de Terminale qui observât collectivement une minute de silence en hommage des victimes de l’Insurrection de Budapest. Plusieurs centaines de manifestants réclamant plus de démocratie y ont été tués par les militaires soviétiques. Comme l’Hongrie, l’Allemagne de l’Est (la RDA) était sous le contrôle de l’U.R.S.S. Comme en Hongrie, certains étaient contre ce régime et osaient le critiquer. Le film est à propos de ceux qui étaient en désaccord et souhaitaient faire entendre leurs voix dans un pays où régnaient la propagande et les répressions.

révolution-silencieuse-3

La première séquence s’ouvre dans un train où des militaires vont effectuer un contrôle des passagers qui se rendent dans la partie ouest de la ville Berlin (le côté faisant partie de la RFA). On voit les personnages principaux, Kurt et Théo, qui vont à l’Ouest. Kurt souhaite aller se recueillir sur la tombe de son grand-père, ancien membre de la SS, et Théo l’accompagne. Puis, ils passent un bon moment et arrivent à entrer dans un cinéma sans payer de ticket. Au cinéma, ils voient le soulèvement populaire hongrois dont ils n’ont pas entendu parler à l’Est. Rentrés à l’Est, ils veulent connaître la suite des événements en Hongrie et décident d’écouter une fréquence de radio censurée et interdite de l’Allemagne de l’Ouest (radio RIAS), qui relate les conflits entre les forces soviétiques et les Hongrois. Ils y apprennent qu’un célèbre joueur de football hongrois, Ferenc Puskás, ferait partie des morts lors de la répression du soulèvement par l’armée russe. Devant tant de violence et d’injustice, ils décident de « faire quelque chose ». Kurt suggère donc d’observer une minute de silence pendant la première heure du cours d’Histoire. Interrogés par le directeur du lycée, ils décident de prendre comme prétexte pour leur silence la mort du joueur de football Puskas.

Aucun d’entre eux s’attendaient à ce que cette minute de silence allait causer autant de tort, et pourtant. Le film se concentre aussi bien sur l’aspect historique que sur la pression psychologique que le Gouvernement exerce sur la jeunesse. À cause de cette minute de silence, ces élèves de Terminale sont sujets à des questionnements répétitifs voir même à de la manipulation émotionnelle ainsi qu’à des menaces qui touchent également leurs parents. Il faut savoir qu’à l’époque, l’Allemagne souhaitait étouffer son passé nazi, les Allemands ne voulaient plus penser à cette période sombre de l’histoire Allemande. C’est aussi en jouant sur cela que les hauts placés du Gouvernement essaient de trouver le meneur, car cette minute de silence est vue comme un véritable crime contre l’état. Ils veulent montrer leur puissance sur la jeunesse et faire régner l’ordre à tout prix. La cruauté de ces pratiques sont retrouvées dans deux personnages en particulier; le ministre de l’Éducation et Mme Kessler, la femme chargée de mener l’enquête pour trouver le coupable de ce que l’État n’hésite pas à définir comme contre-révolution. Ce qui est surprenant avec ce film, c’est qu’il y a une véritable tension narrative que le spectateur ressent pendant les passages silencieux où la souffrance est évidente.

Après avoir été interrogé par Madame Kessler, les élèves sont poussés à bout. Bien qu’ils tentent de rester solidaire, la menace de ne pas être admis au Abitur pèse sur eux. De plus, certains comme Erik Babinsky, se voient forcés de coopérer, faute de quoi leurs secrets de famille seront publiés au journal (comme le fait que le père d’Erik a coopéré avec l’Allemagne nazie). Erik va dénoncer Edgar (l’oncle homosexuel de Paul), chez qui ils ont écouté la radio interdite RIAS. Malgré tout, les élèves restent solidaires et se déclarent tous responsables de l’organisation de la minute de silence le dernier jour de l’enquête. La classe entière se voit exclue du baccalauréat. Ayant peu de perspectives pour leur avenir dans l’Est, ils décident tous (sauf trois) de quitter l’Allemagne de l’Est et de s’installer à Berlin Ouest.

 

par MOOSA Latifa et SALMI Lara

6 novembre 2019